B 142 + B 143 · Nébuleuse obscure
« E » de Barnard
Deux nuages qui dessinent ensemble la lettre E, à quelques degrés d’Altaïr.
Carte d'identité
| Désignation | B 142 + B 143 |
|---|---|
| Nom usuel | « E » de Barnard |
| Constellation | Aigle |
| Type | Nébuleuse obscure |
| Éclat | non mesuré — cet objet n’émet aucune lumière |
| Taille apparente | 40 minutes d’arc |
| Distance | environ 2 000 années-lumière |
| Ascension droite (2000) | 19 h 40 min 12 s |
| Déclinaison (2000) | +10° 44′ 00″ |
Coordonnées et type : base SIMBAD (CDS, Strasbourg). Magnitude et distance : relevé ASTROSUD.
Sa taille
L'observer depuis la Nouvelle-Calédonie
Il culmine à 57° au-dessus de l'horizon, c'est-à-dire très haut dans le ciel. Le meilleur moment pour le viser est le mois de juillet, quand il passe au plus haut vers minuit. Assez étendue pour se chercher aux jumelles, à condition d’avoir un ciel vraiment noir.
Ce que c'est
L’un des rares objets du ciel dont la forme évoque immédiatement quelque chose de familier : un E majuscule, ou un Ǝ selon le sens dans lequel on le regarde — et depuis l’hémisphère sud, on le regarde justement à l’envers des atlas européens. La figure est formée de deux nuages distincts, B 142 et B 143, qui se trouvent alignés de manière fortuite. L’ensemble couvre une quarantaine de minutes d’arc, un peu plus qu’une pleine Lune, dans un champ d’étoiles dense de l’Aigle. C’est une cible classique pour les jumelles et les petits télescopes, à condition d’avoir un ciel noir : le E ne se voit que par contraste avec le fond stellaire, et la moindre pollution lumineuse l’efface. Depuis Nouméa, il culmine à 57° en juillet, dans la partie nord du ciel.
Position et dimensions : catalogue Barnard (1927) et base SIMBAD (CDS, Strasbourg).