B 87 · Nébuleuse obscure
Tête de perroquet
Une silhouette d’oiseau découpée en noir dans la Voie lactée. Le nom vient de sa forme, et il est mérité.
Carte d'identité
| Désignation | B 87 |
|---|---|
| Nom usuel | Tête de perroquet |
| Constellation | Sagittaire |
| Type | Nébuleuse obscure |
| Éclat | non mesuré — cet objet n’émet aucune lumière |
| Taille apparente | non mesurée |
| Ascension droite (2000) | 18 h 04 min 18 s |
| Déclinaison (2000) | −32° 40′ 00″ |
Coordonnées et type : base SIMBAD (CDS, Strasbourg). Magnitude et distance : relevé ASTROSUD.
L'observer depuis la Nouvelle-Calédonie
Il culmine à 79,6° au-dessus de l'horizon, c'est-à-dire très haut dans le ciel. Le meilleur moment pour le viser est le mois de juin, quand il passe au plus haut vers minuit. Il faut un télescope et un ciel sombre : le moindre halo lumineux efface le contraste.
Ce que c'est
B 87 doit son surnom à son profil : un bec, un œil, une huppe. C’est le genre d’objet qui rappelle que l’astronomie d’observation reste très visuelle — personne ne l’aurait appelé ainsi en regardant des chiffres. Comme ses voisines du Sagittaire, la Tête de perroquet est un nuage de poussière interstellaire placé devant un champ d’étoiles particulièrement fourni. Sa distance n’est pas établie avec certitude : mesurer l’éloignement d’un objet qui n’émet aucune lumière est l’un des exercices les plus difficiles de l’astronomie. On procède par recoupement, en étudiant les étoiles situées devant et derrière lui. Depuis Nouméa, elle culmine à près de 80° en juin. Un télescope à grand champ et un ciel noir sont nécessaires ; la pleine Lune l’efface complètement.
Position et dimensions : catalogue Barnard (1927) et base SIMBAD (CDS, Strasbourg).